Choisir le bon nutritionniste pour reprendre confiance en soi !Â
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Entre stress, tapage médiatique pour retrouver la silhouette idéale avant l’été, pression liée au travail, et multitudes de conseils contradictoires, il est facile de perdre la notion du manger juste et de voir les quelques kilos à perdre virer à l’obsession voire même au cauchemar. Pour une femme seule, le poids peut rapidement devenir une idée fixe et un facteur supplémentaire du désamour de soi. S’entourer d’un thérapeute permet de mettre en place une solution adaptée, et de jeter les bases pour obtenir des résultats durables. Faut-il encore savoir dénicher la perle rare. Quelques conseils éclairés du Docteur Pierre Nys, endocrinologue et nutritionniste, et auteur de la « La consultation minceur ».
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Une relation de confiance indispensable
Dans « nutrition », il y a « nu ». Révéler son comportement alimentaire, le contenu de son assiette, c’est un peu se dévoiler, se mettre à nu, ou avouer ses angoisses. « Dis moi ce que tu manges, je te dirais qui tu es ». Pas toujours facile, donc, de jouer la carte de la franchise sur son mode d’alimentation. D’où l’importance de nouer avec son médecin une relation de confiance, et de ne pas avoir l’impression de se sentir juger. « Un critère essentiel dans le choix d’un nutritionniste est assurément sa qualité d’écoute. Le mode de vie ou la manière d’appréhender les repas sont autant de points que le thérapeute doit aborder avec son patient. », explique le Docteur Pierre Nys.  Le médecin doit en effet, être conscient des limites de son sujet, il évitera ainsi de ne pas être trop exigeant afin de ne pas provoquer le découragement. Ce sentiment de sécurité est indispensable pour la réussite du régime, car le patient doit être sincère et avouer la réalité de son alimentation. Il ne s’agit pas de jouer au gendarme mais de conseiller et rassurer. Si le courant ne passe pas, inutile de persévérer avec un thérapeute. En outre, chaque cas étant unique, cette qualité montre que le médecin est plus apte à cerner et comprendre vos attentes et vos besoins, et ne va donc pas vous proposer un régime standard.
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Une solution adaptée
« Le nutritionniste doit nécessairement aborder la problématique du repas avec son patient. Connaître le mode d’alimentation d’une personne, c’est pouvoir lui proposer la solution de correction la plus juste possible », précise le Docteur Pierre Nys. En effet, un bon nutritionniste se doit de proposer un régime unique et adapté, du « sur-mesure » ou du « cas par cas ». Ne vous laissez sous aucun prétexte servir du « prêt à l’emploi » standardisé et donc sûrement inapproprié. Le remède élaboré par le médecin doit s’appuyer sur une analyse attentive des facteurs de la prise de poids. Existe-t-il des troubles compulsifs ? S’agit-il d’une maladie hormonale ? La prise de poids est-elle due à une alimentation déstructurée, basée sur des grignotis répétés, ou existe-t-il des sources de stress qui conduisent la personne à se jeter de manière compulsive sur la nourriture ? Etablir un tel diagnostic permet de limiter les risques d’échec, et de ne pas multiplier les régimes farfelus. Enfin, le nutritionniste aide son patient à opérer un tri entre souhaits, nécessités et ce qui s’avère réalisable. Car on ne peut pas maigrir à tout prix, chacun ayant son propre corps et le métabolisme qui va avec. Il est donc essentiel d’avoir conscience de ses limites et des contraintes.
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Une relation durable
« L’approche thérapeutique est également révélatrice du bon déroulement de cette collaboration entre un médecin et son patient. Un des critères à prendre en compte est la vitesse à laquelle on vous propose de perdre du poids. Si on vous annonce que vous allez maigrir vite et sans effort, méfiance ! L’obésité est, par exemple, une maladie métabolique perturbant le bon fonctionnement  du processus de stockage, et qui nécessite donc un travail sur la durée. ». Le thérapeute pourra être un peu plus permissif s’il s’agit seulement de se débarasser de quelques rondeurs avant le maillot de bain, mais après avoir mené préalablement une petite enquête afin de savoir si la personne est sujette à des troubles alimentaires ou des dérèglements hormonaux. Il s’agit d’une solution personnalisé et s’inscrivant dans la durée, basée sur son propre profil alimentaire et psychologique. Le nutritionniste doit établir un historique de la prise de kilos et calculer le poids de forme, qui peut être différent du poids que le patient souhaite atteindre. Après toute une batterie d’analyses médicales, l’observation attentive des habitudes alimentaires, la prise en compte des attentes et des goûts de la personne qui veut maigrir, le bilan peut être établi et une solution proposée, mais pas avant. Et même après cela, le travail n’est pas fini, puisque débute alors une phase de suivi régulier qui perdure jusqu’à la phase ultime de stabilisation.
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La première consultation est essentielle
« La première consultation ne doit pas se faire entre deux portes. Elle dure obligatoirement plus de quinze minutes, au cours desquelles le nutritionniste se consacre entièrement à la personne qu’il a en face de lui, afin d’apprendre à connaître son patient. Il s’agit d’une consultation de « débrouillage » des pistes dont l’objectif est de mettre en lumière le pourquoi du problème de poids, ses causes et les conséquences. Il est important de se sentir considéré comme une personne autonome. C’est une affaire de feeling. » S’il n’y est pas, autant ne pas s’éterniser et consulter un autre thérapeute. Le spécialiste doit également mettre en garde le patient contre certaines idées reçues et le prévenir qu’il n'existe pas de régime miracle universel.  Enfin, il attirera l’attention de celui-ci sur la dangerosité de certaines diètes qui conduisent à des effets « yoyos », et se soldent, presque systématiquement par une prise de poids supplémentaire. En effet, la répétition de méthodes inadaptées conduit parfois à un blocage métabolique. Calcul du poids de forme, stress et comportement compulsif, angoisses, frustrations, bilan sanguin en cas d’antécédents familiaux notamment, sont autant d’éléments que le médecin doit aborder et examiner dès les toutes premières séances. En cas d’échecs répétés, ou de troubles comportementaux, le médecin peut être amené à vous proposer un suivi psychologique parallèle afin d’optimiser les chances de réussite du traitement. « La prise en charge psychologique peut s’avérer indispensable, afin d’éliminer les répercussions d’ordre mental, qui constituent un frein dans l’obtention d’un amaigrissement durable. Toutefois, il est primordial, quand on suggère de consulter, de ne pas froisser les susceptibilités. Une aide de cette nature est parfois vécue comme une suspicion de maladie mentale. », souligne le Docteur Pierre Nys. La mise en place d’un tel soutien doit être perçue comme une main tendue et non pas comme une punition. Les consultations suivantes seront moins longues, elles durent généralement une vingtaine de minutes, mais régulières afin de suivre l’évolution du patient et d’avoir une photographie réaliste du travail effectué. Le médecin ne se séparera de son patient qu’une fois le poids stabilisé de manière durable et réelle. Peu à peu, les consultations ont lieu une fois tous les quinze jours, puis à raison d’une séance par mois jusqu’à la fin de la période de maintien. Â
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Les ressources pour s’y retrouver
Les livres sur les régimes : Il existe, bien entendu, une multitude de lectures pour perdre du poids. « La plupart des personnes en surpoids ne consulte pas et a recours à ce type d’ouvrages. Une lecture donne des clés, des pistes, mais présente la limite de la généralisation au regard d’une consultation qui a l’avantage de la personnalisation. Il est essentiel de garder un œil critique sur ces lectures. », note le Docteur Pierre Nys. En cas d’échec, il est donc essentiel de consulter sans trop tarder, également afin de ne pas se décourager.
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Les sites Internet : Sur la toile, c’est la jungle ! Les sites Internet jouent la surenchère et se proposent de vous faire mincir. Libres à vous de vous faire une idée, nous vous conseillons toutefois de rester vigilants et de vous diriger vers deux sites qui vous guident et répertorient les spécialistes de l’alimentation :
-         Pour un nutritionniste, référez-vous au site www.medecine-nutritionnelle.org, et effectuez une recherche dans l’onglet approprié.
-         Pour un spécialiste du comportement alimentaire, dirigez vous sur www.gros.org, le site est sérieux et parfaitement adapté aux personnes souffrant d’obésité notamment.
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Enfin, gardez en tête qu’un nutritionniste est là pour vous aider à faire la paix avec votre corps, vôtre âme, et vous réconcilier avec vos envies, et non pas pour vous torturer ! Il est essentiel, pour obtenir des résultats durables, d’être épanouie et pas uniquement mince … Vous serez alors prête à vous ouvrir, tout d’abord à votre nutritionniste, afin de faciliter son diagnostic, mais aussi, par extension, aux autres et renouer avec votre meilleure ennemie…et bien souvent, celle-ci, c’est vous !
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Le Docteur Pierre Nys est l’auteur de  «Â
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Rédactrice
Géraldine Piriou
A 18 ans, Géraldine Piriou quitte sa Province natale,
 Une Maîtrise d’Economie et un Master de Communication et Journalisme de l’Université Paris-Dauphine en poche, elle commence à travailler l’univers très féminin de
En 2008, elle plie donc bagages pour aller explorer l’Inde.De retour à Paris, elle est bien décidée à s’orienter dans la voie qui la passionne et la fascine : le journalisme. Après une expérience en radio, comme assistante de production, la voici qui affûte à sa plume et se lance dans la rédaction, prête à faire partager ses découvertes aux femmes en quête de …rencontres !
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