La culture solo et comment bien la gérerÂ

Si le mot solitude engendre des sensations différentes c’est parce que les personnes ont des natures différentes. Il existe 2 grands types de nature opposée. Il y les indépendants et les conjugaux.
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Les indépendants :
Ils sont plus doués pour vivre libre. Il est important pour eux de prendre leurs décisions seuls. Ce n’est pas pour autant qu’ils sont opposés à l’amour mais la plupart du temps, ils préfèrent la « non-cohabition ». Pour eux, leur indépendance prime.
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Les conjugaux :
Eux, peuvent être fusionnels. Ils ont alors besoin des autres comme d’une drogue, c’est pathologique. Dans les conjugaux, certains sont faciles à vivre, ils aiment la cohabitation et se sentent plus épanouis à deux.
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Pour gérer sa vie en solo, c’est très important de comprendre quelle est sa nature et savoir pourquoi on est fait. Il y une pression sociale et familiale dans certains milieux traditionnels. Dans ce type de milieux, on entend souvent des réflexions telles que « Tu es si jolie, pourquoi es-tu toujours célibataire ? » Ce type de propos culpabilise le solo.
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Il y a aussi la société et les médias qui véhiculent l’idée que la solitude est une maladie, et que l’homme n’est pas fait pour vivre seul. L’idée qu’en vivant en couple, on est plus heureux est constamment relayée par les médias. Pourtant, à deux, ce n’est pas mieux et ça peut même être pire. Il y a encore une valorisation du couple alors que 3 mariages sur 4 se s’effondrent. La pression sociale et les médias contredisent les faits.
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Aujourd’hui ce n’est pas les solos qui vont de plus en plus mal mais bien les couples. Si les solos ne sortent que dans des milieux où il y a des couples ils se sentent bancals. Je connais beaucoup de gens qui se sentent idiots à l’idée d’arriver seul dans un endroit. Beaucoup de solos pensent ça car ils fréquentent trop les couples.
Pour se sentir soutenu, j’encourage les solos à se créer un réseau de convivialité avec des gens qui sont dans la même situation qu’eux. C’est très important quand on se sent seul, de savoir que d’autres sont seuls et le vivent bien. Après une séparation l’idéal est d’apprendre à vivre seul. C’est à la portée de tous. Il vaut mieux affronter directement sa solitude car de cette manière on devient adulte. Se raccrocher trop vite à quelqu’un, à un coté infantile. Affronter sa solitude et la dépasser est la meilleure façon d’aller vers l’amour car à la prochaine rencontre on n’attendra pas tout de l’autre. On vivra mieux avec soi-même. Deux âmes en détresse ensemble ne pourront faire du bonheur.
Il faut s’occuper de soi, se revaloriser et retrouver le goût de la vie. De cette manière, en apprenant à s’aimer soi-même, on redeviendra séduisant aux yeux des autres. Constater qu’une histoire d’amour se termine fait mal à tout le monde, même à celui qui part. Voir que son couple se désagrége est très dur. Si cette phase dure plus de 6 mois, il faut absolument se faire aider car la dépression s’installe alors. Une séparation réactive les carences affectives de l’enfance. Il y a des personnes qui ont des carences énormes alors que d’autres relèvent vite la tête. La durée de cette phase dépend de l’état psychologique de la personne et de l’importance de ses carences. C’est aussi très douloureux de se rendre qu’on s’est trompé. On est tellement habitué à la présence de l’autre et à notre organisation de la vie à deux (ce qu’on appelle la force de l’habitude) que ça provoque l’état de déprime. Quand cette présence n’est plus là , on sent le vide. Pour ceux qui n’ont pas su créer de réseau convivial en dehors de leur mariage, ce vide est vertigineux.
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La solitude est une chance inouïe de se trouver soi même, comprendre ses vrais désirs, vers quoi aller, sans être influencé et sous pression. C’est la chance de devenir enfin adulte et de choisir sa vie. Quand on est en solo, on apprend aussi quelles sont nos limites et nos capacités. Quand la personne ira vers quelqu’un de nouveau, ce ne sera pas pour chercher une béquille mais par amour. Elle ira vers quelqu’un pour donner et non recevoir.
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Odile Lamourère - cocah en célibat
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